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mercredi, 2 avril 2008

La Riposte

Numerama nous livre aujourd'hui un article intéressant sur l'avancée de la riposte de l'industrie du disque contre les internautes qui téléchargent.
Il nous livrent une source anglaise :

Selon une étude menée début mars par un cabinet d'outre-Manche, 70 % des internautes britanniques seraient prêts à arrêter tout téléchargement sur les réseaux P2P s'ils recevaient un message de leur fournisseur d'accès à Internet.

Et vous ? Seriez-vous prêt à abandonner le téléchargement illégal si Free, Neuf ou Orange vous envoyaient un mail ?
J'avais personnellement reçu un email de Numéricable en 2003 (approximativement) qui me mettait en garde contre d'éventuelles poursuites liées à l'utilisation d'un certain port... J'ai eu deux hypothèses :

  • soit il s'agissait d'un spam,
  • soit NC était en avance sur son temps en terme de réponse juridique aux agissements qui leur déplaisent (peut-être était-ce du aux difficultés à s'imposer sur le marché... qu'ils tentent de dépasser aujourd'hui avec la fibre optique... mais c'est une autre histoire !).
Donc ce simple vote, pour réitérer ma question :

mardi, 4 mars 2008

AllPeers c'est fini... mais le principe reste !

Et ça fait mal. On aimait bien ça, nous, partager nos fichiers volumineux grâce à notre navigateur. Mais bon, quand y'a pas de sous, y'a pas de sous... On pourra quand même continuer à l'utiliser, jusqu'à ce que MAJ s'en suive.

[EDIT] En fait j'ai parlé un peu vite... depuis ce matin le réseau est indisponible. sniff...

L'info est sur TechCrunch.

Il reste, pour les films par exemple, Tribler, dont je vous ai parlé précédemment. Enfin j'espère que nous seront toujours tous des pairs, grâce à de nouveaux services :-)

Donc, AllPeers est mort, vive...? Donnez de la voix !

vendredi, 29 février 2008

Joost, Miro, Tribler... La télé au bon goût de p2p

La technologie peer-to-peer (p2p) fait des merveilles. Elle vous permet dès aujourd'hui, grâce à différents logiciels, d'échanger des fichiers volumineux, comme par exemple, des films, mais aussi de suivre la tv en direct (les chaînes du groupe France Télévision par exemple, grâce à Zatoo), ou encore de chercher des torrent et de les télécharger.

Lire la suite...

dimanche, 3 juin 2007

Téléchargement illégal : question / réponse

Pour reprendre un article paru dans les Infos du Net, voici dix points que tout téléchargeur de musique peut (doit ?!) prendre en considération :

À l'occasion de la deuxième édition à Hong-Kong de Music matters (la musique c'est important), le président de l'Ifpi a mentionné les « dix vérités dérangeantes sur l'industrie musicale aujourd'hui Â», dont voici la traduction :
1. Pirate Bay, l'un des porte-étendards du mouvement anti-droits d'auteur, génère des milliers d'euros en publicité sur son site, tout en maintenant sa rhétorique anti-establishment sur la musique libre.

2. Allofmp3.com, le très populaire site russe [qui vend des fichiers MP3 sans DRM et à prix cassés, NDLR], n'a reçu de licence d'aucun membre de l'Ifpi, a été désavoué par les ayants droit à travers le monde et fait l'objet d'une plainte en Russie.

3. Le crime organisé et même des groupes terroristes utilisent la vente de CD piratés pour récolter des fonds et blanchir de l'argent.

4. Les personnes qui téléchargent illégalement n'en ont rien à faire que la musique piratée émane de majors ou de labels indépendants.

5. Moins de chiffre d'affaires pour les labels musicaux veut dire moins d'argent disponible pour miser sur des groupes underground et pousse au contraire à investir sur des valeurs sûres.

6. Les FAI utilisent souvent la musique comme argument publicitaire, tout en facilitant l'échange illégal de musique à grande échelle.

7. Le mouvement anti-droits d'auteur ne crée pas d'emplois, de chiffre d'affaires ni de croissance économique - ce sont principalement des personnes pontifiant sur le monde commercial dont ils ne connaissent pas grand-chose.

8. Le piratage n'est pas lié à un manque de moyens financiers. Le professeur Zhang de l'université Nanjing a montré que les Chinois qui achètent des produits piratés appartiennent à la classe moyenne ou supérieure.

9. La plupart des gens savent que c'est mal d'échanger des morceaux protégés par le droit d'auteur mais ils continueront tant qu'ils ne seront pas contraints légalement à arrêter, comme l'a démontré une récente étude par le groupe australien contre le piratage, le Mipi.

10. Les réseaux peer to peer ne permettent pas de découvrir des nouveaux talents. Ce sont principalement les derniers tubes qui sont échangés.

en effet ça peut calmer...

Mais je ne résiste pas à l'envie de citer la réponse point par point de Max Le Mans sur leur forum, tout simplement calmante :

1. Que sont des milliers d'euros quand l'industrie du disque en fait plusieurs dizaine de milliers de fois plus. Du reste, il me semble que toute industrie bien pensée prend en compte des facteurs de risques et fixe les prix des produits qu'elle vend en fonction.
2. Plutôt que de pointer du doigt le site Allofmp3, cette même industrie devrait peut-être se demander avant tout pourquoi ce site fonctionne si bien puisqu'il repose également sur un modèle payant.
3. Comme tout ce qui est illégal. En France, le tabac n'est pas dans la boucle du blanchiment d'argent pour une raison toute bête : il est encadré. Et quand l'encadrement va trop loin au niveau des prix, le phénomène revient. Souvenons-nous du tabac de contre bande ou du tabac importé dans les pays limitrophes...
4. Que ce soit de la musique de majors ou de labels indépendant, la question reste la même : le prix. Notons toutefois que des pirates sont beaucoup plus tentés par le téléchargement de première écoute assortie d'un achat légal quand ce sont des artistes de labels indépendants, par définition des artistes et non pas des producteurs de son.
5. Aux majors de prendre leurs responsabilités. Il me semble un peu trop facile de faire reposer la responsabilité des *choix* faits par l'industrie sur les consommateurs de culture.
6. Les FAI n'ont pas pour vocation à superviser le contenu des échanges faits par ces clients, mais seulement à proposer un accès à Internet. Sinon, ce serait aussi la responsabilité des FAI si il y a des virus, chevaux de Troie et autres spywares et fishing si on garde la même logique.
7. C'est oublier que les mouvements anti-droits d'auteurs, si ils ne connaissent pas bien l'industrie, il semblerait que l'industrie les ignore avec snobisme. C'est un tord selon moi. Ne pas connaître les industries est un fait, avoir une expertise des attentes des consommateurs est un atout. Dommage que les industries n'y portent pas assez attention.
8. Le modèle chinois n'est pas comparable aux modèles des pays déjà industrialisés, les écarts entre classes populaires et classes moyennes et aisées ne souffre d'aucune comparaison. Avoir accès à l'énergie et de quoi manger est déjà un premier pas avant d'aller plus loin.
9. Ce problème n'est pas nouveau pourtant. Souvenons-nous des disques vinyles copiés et diffusés largement sur K7. La technologie a simplement permis un changement d'échelle car cette technologie est au service des utilisateurs finaux. Changement assez important pour obliger l'industrie à revoir son modèle.
10. Les réseaux peer-to-peer ne sont que le prolongement de ce que l'industrie propose, à savoir du produit culturel jetable. Qu'est devenu "Qu'il est bo le lavabo" ? Que sera Fatale Bazouka dans quelques années. Les consommateurs n'ont pas envie d'investir dans des produits qui s'usent trop vite.


Finalement la question est celle des petits producteurs... ceux-là même qui cherchent des vrais moyens de s'en sortir. Par exemple Cherry On Top !!
IL reste que vous pouvez également écouter ce stream (Eclectik sur France Inter du 2 Juin, à partir de la 40ième minute) pour en être convaincu !

Julien Durand